Cancers digestifs, mythes et réalités. Quelques définitions et généralités

Cancers digestifs, mythes et réalités. Quelques définitions et généralités

Le cancer est une maladie au même titre qu'une autre. L'information a permis de dédiaboliser ce mot et de l'employer au même titre que d'autres pathologies. Ainsi on peut parler du cancer comme du diabète, ou de l'infarctus du myocarde ou même de l'hypertension artérielle.

Il y a autant de cancers différents que de patients différents et il faut absolument se garder de vouoir comparer, estimer ou faire rentrer un patient dans une "case".

Le cancer se soigne de mieux en mieux. Il peut se guerir.

Le cancer peut toucher tous les organes du tube digestif. ses causes sont mulifactorielles et pour prendre une image, d'une boite vide, le cancer apparait lorsque cette boite est pleine. Cette boite se remplit depuis la naissance et au fil du temps, de pédispositions génétiques, de facteurs environnementaux (pollution...), de comportements et de facteurs de risques (alimentation, tabac, alcool...).

Le cancer digestif le plus fréquent est le cancer colorectal.

D'énormes progrès ont été faits dans 

l'information

la prévention

la formation médicale et chirurgicale

la recherche médicale, génétique et pharmacologique

les traitements non chirurgicaux

la prise en charge globale de la maladie cancéreuse

 

Il existe une réglementation très précise et soumise à contrôles (et à sanctions) dans la prise en charge du cancer répondant au plan cancer et à l'inca. 

 

Réseau 3C (Centre de Coordination en Cancérologie) :

 

Pour pouvoir traiter les pathologies du cancer, l'établissement doit faire partie d'un réseau 3C et revendiquer une accréditation soumise au respect d'un cahier des charges précis ainsi que d'un seuil minimum de patients opérés par an. Les chirurgiens exerçant dans ce centre, sont eux aussi accrédités et doivent pouvoir justifier d'une formation reconnue et d'une formation continue.

 

RCP : Réunion de concertation pluridisciplinaire

FFCD : fédération française de chirurgie digestive. www.ffcd.fr

 

La RCP est le pivot central de la prise en charge du cancer. Pas de traitement, de chimiothérapie ou de radiothérapie avant validation lors d'une RCP. Ces RCP ont lieu 1 à 2 fois par mois et mettent autours d'une table chirurgiens, oncologues (cancérologues), gastroentérologues, radiothérapeutes, radiologues, anatomopathologistes...

La RCP se base avant tout sur des données essentielles telles que le type de cancer, le stade de la maladie, le patient lui même et son environnement. Il se réfère sauf exception aux recommandations délivrées par la fédération française de chirurgie digestive (FFCD) pour décider du projet thérapeutique, des types de traitement, du protocole de surveillance.

Certaines pathologies ou certains cas peuvent bénéficier de traitement dit "hors recommandations" ou d'études thérapeutiques. Le patient en est bien sur informé et doit donner son accord.

 

PPS : Projet personnalisé de soins 

Déclanchement de la prise en charge à 100%

 

Au terme, de cette RCP, un projet thérapeutique administrativement appelé PPS est proposé.

Le patient doit se rapprocher de son médecin traitant qui va déclencher la prise en charge à 100% des soins concernant cette pathologie

 

Consultation d'annonce :

 

Il s'agit de l'information délivrée au patient par le médecin (oncologue ou chirurgien). Cette consultation peut être reprise par une infirmière formée qui réexpliquea en détail les modalités du traitement.

 

Soins supports :

 

Ce sont tous les soins non médicaux : psychologue, assistant(e) social, diététicien, stomathérapeute...

 

Port-à-cath :

 

C'est une petite capsule de 2 à 3 cm de diamètre que l'on dispose lors d'une petite intervention sous la peau sous la clavicule. Cette capsule est reliée à un petit catheter (tuyau) dont l'extrémité se trouve das les cavités cardiaques. Le port-à-cath permet l'administration dans d'excellentes conditions de chimiothérapies et peut être enlevé sous anesthésie locale à la fin du traitement.

 

Chimiothérapie :

 

Il s'agit d'un traitement anticancéreux. Il paut être administré par voie intraveineuse (idéalement par l'intermédiaire d'un port-a-cath) ou par voie orale (en comprimés).

Il existe des protocoles bien précis de chimiothérapie en fonction des pathologies, en fonction du stade de la maladie mais aussi en fonction des patients. Il existe des effets secondaires pour chaque type de traitement qui doivent être expliqués par le médecin oncologue. La chute des cheveux est d'ailleurs très rare lors des chimiothérapies pour cancers digestifs. La réaction du patient au taitement s'appelle la "tolérance" au traitement. Les effets du traitement sur la maladie sont réumées sous le terme "réponse" au traitement.

 

Radiothérapie, radiochimiothérapie :

 

Il s'agit d'un traitement lié à l'administration de rayonnements radioactifs très efficaces sur certains types de cancer, notamment le cancer du rectum, le cancer de l'anus et le cancer de l'oesophage ou le cancer du pancréas. L'indication de la RT dépend bien sur du type de cancer mais aussi du stade de la maladie et du projet thérapeutique dans sa globalité. La radiothérapie est souvent pré-opératoire, elle peut aussi être post opératoire et peut être associée à la chimiothérapie : on parle de radiochimiothérapie.

 

Poches (ou stomies)

 

Une stomie est l'abouchement à la peau du tube digestif. Il s'agit souvent du gros intestif et on parle de colostomie. Le but de la stomie est de dériver le transit la plupart du temps pour protéger une suture fragile : il sagit d'une stomie provisoire qui sera fermée de 2 à 6 mois plus tard. Parfois, la stomie est définitive dans certains cas bien précis.

L'équation cancer digestif = stomie est fausse.

 

Cancer primitif - métastases

 

Le cancer primitif est le point de départ de la maladie cancéreuse (le colon par exemple). 

Une métastase est une localisation à distance de la maladie cancéreuse (foie ou poumon par exemple)

Une maladie cancéreuse métastatique se soigne et peut se guérir.

 

Chirurgie carcinologique - Curage - R0

 

La chirurgie du cancer nécessite d'enlever methodiquement et selon un protocole très précis la maladie cancéreuse en passant au large et sans effraction de la tumeur, ni décollement des interfaces entre la tumeur et les organes avoisinants. Elle doit être accompagnée en bloc d'un curage ganglionnaire emportant les voies de drainages lymphatiques de la tumeur qui se situent souvent autours des axes artériels qui vascularisents l'organe malade. Il s'agit de la chirurgie dite carcinologique. L'objectif étant d'aboutir à la résection complète de la maladie cancéreuse dite R zéro (R0).

 

Anatomopathologie - TNM

 

Il s'agit de l'étude microscopique de la pièce enlevée permettant d'estimer le stade de la maladie. Le stade TNM est le plus courament utilisé avec

T comme Tumeur (taille tumorale ou extension en profondeur). T : is (insitu), 1, 2, 3 ou 4.

N comme lymphatic Node (nombre de ganglions envahis). N de 0 à 2.

M comme Metastases. M 0 ou 1

Le nombre de ganglions analysés est capital est doit être suffisant. il est le garant de la qualité de la résection chirurgicale.

 

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